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Les Assises Drômoises de l'eau (Département de la Drôme, France)

Pays

France

Organisation

Préfecture de la Drôme, Département de la Drôme, Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse

Date initiale

01-12-2023

Période

1er décembre 2023 - 12 avril 2024

Date finale

12-04-2024

Type d'expérience

planification participative auditions, forums et assemblées biens communs urbains

Thème

environnement et action climatique décentralisation réglementation juridique droits humains résilience et gestion des catastrophes

ODD

SDG 6 SDG 11 SDG 13 SDG 15 SDG 16 SDG 17

Les Assises Drômoises de l'Eau ont été lancées le 1er décembre 2023 à Upie, avec pour objectif de créer un dialogue territorial sur la gestion de l'eau face aux enjeux climatiques. Organisées par la Préfecture de la Drôme, le Département et l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, ces assises réunissent des acteurs divers (élus, agriculteurs, industriels, associations, usagers) pour échanger et définir des solutions face à la crise de l'eau. Une première session a marqué le début du processus, suivie de quatre ateliers thématiques et d'une seconde session qui a été organisée le 12 avril 2024.

Objectifs

L'objectif principal des Assises Drômoises de l'Eau est de favoriser un dialogue constructif entre tous les acteurs du territoire pour établir une gestion durable et partagée de la ressource en eau. En réponse aux impacts du changement climatique (notamment les sécheresses récurrentes et les appels à réduire sa consommation personnelle en eau), les assises cherchent à identifier des solutions collectives pour préserver l'eau, adapter les pratiques économiques et aménager les territoires de manière plus résiliente. La démarche vise également à sensibiliser les acteurs locaux à la nécessité d'agir ensemble pour garantir la pérennité de cette ressource cruciale. L'ambition est de dépasser les conflits d'usage et d'impulser une dynamique de coopération et de responsabilité collective.

Participants

Les Assises réunissent une grande diversité d'acteurs, représentant un large éventail de secteurs et de profils. Environ 250 participants ont pris part à la première session en 2023, dont des élus, des techniciens, des usagers de l'eau, ainsi que des acteurs économiques et environnementaux (agriculteurs, industriels, gestionnaires de sites touristiques, etc.). La seconde session des Assises Drômoises de l'Eau à Upie a cette fois réuni plus de 190 acteurs de l'eau du territoire. Cette pluralité permet d'apporter une variété de perspectives sur les problématiques liées à l'eau, qu'elles soient techniques, économiques ou sociales. La diversité des participants, tant en termes de métiers que de zones géographiques (au sein même du département de la Drôme), est un atout majeur pour établir une stratégie globale et inclusive.

Description

La Drôme, département du sud-est de la France, fait face à des défis environnementaux importants en raison du changement climatique, notamment des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et importants. Avec une population estimée à environ 530 000 habitants en 2025, la Drôme est un territoire particulièrement sensible aux tensions sur la ressource en eau, en raison de sa diversité géographique et climatique, entre zones méditerranéennes et continentales. L'eau, essentielle pour l'agriculture, l'industrie, le tourisme et la vie quotidienne, devient une ressource de plus en plus rare, nécessitant des solutions collectives. La situation est urgente : les milieux naturels et les écosystèmes sont dégradés, et la gestion de l'eau devient un enjeu vital.

La méthodologie des Assises Drômoises de l'Eau repose sur une démarche inclusive et participative. Dès la première session en décembre 2023, des acteurs variés — élus, techniciens, agriculteurs, industriels, associations et usagers — ont été réunis pour échanger librement sur les enjeux de la gestion de l'eau, en abordant des thématiques spécifiques à travers des ateliers interactifs. La démarche se distingue par sa volonté de créer un espace de dialogue où chaque acteur peut exprimer ses préoccupations et proposer des solutions adaptées au contexte local. Le choix de la participation a été largement ouvert, avec une forte implication des citoyens, acteurs économiques et responsables politiques, répartis équitablement entre les différentes zones géographiques du département. Ce processus s'est poursuivi avec plusieurs ateliers thématiques, permettant d'approfondir la réflexion sur des sujets clés comme la sobriété de l'eau, l'adaptation des pratiques économiques et l'aménagement du territoire en fonction des enjeux hydriques.

Bien que le processus soit encore en cours, plusieurs signes montrent que les discussions portent déjà leurs fruits. Les participants des assises ont identifié des actions concrètes à mettre en œuvre, notamment dans la gestion de la ressource en eau et la sensibilisation à la sobriété. La création de " dynamiques de réseau " et l'émergence de " consensus sur des priorités stratégiques " sont des résultats tangibles de cette démarche. Les acteurs locaux, soutenus par des initiatives innovantes, commencent à adapter leurs pratiques. Les prochaines sessions de restitution et de suivi devraient permettre d'évaluer davantage l'impact des actions engagées. Ainsi, si la situation reste critique, les Assises de l'Eau ont déjà amorcé un changement de mentalité et de pratique collective, renforçant les capacités du territoire à répondre aux défis de la gestion de l'eau.

Nicolas Alban, Directeur de la délégation territoriale de Lyon de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, souligne que le département de la Drôme bénéficie d'un solide historique en matière de gestion de l'eau, avec des initiatives telles que le PGRE (Plan de Gestion des Ressources en Eau) et le SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux). Cependant, il insiste sur la nécessité d'intensifier les efforts en matière d'information et de sensibilisation. Selon lui, le sujet de l'eau a trop souvent été abordé par des experts, au détriment de l'implication des citoyens. Il considère qu'il est désormais essentiel de rendre les habitants acteurs du processus, comme cela a été fait à Marsanne (plus de 1250 habitants) avec le Conseil Municipal des Enfants. Cette approche participative permettrait une meilleure appropriation des enjeux liés à l'eau et favoriserait une gestion plus collective et responsable de cette ressource précieuse.

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